La réponse d’Israël à Gaza est disproportionnée

Puisque la disproportion est un mot à la mode, surtout lorsqu’il s’agit des réactions d’Israël face aux terroristes, observons ce qui est dans la « proportion » lorsqu’il est question de « terrorisme » ailleurs, ou de manifestations en faveur des « frères assassinés par l’entité sioniste ».

Mais d’abord, ce qui tombe sous le sens : qu’est-ce que la proportion lorsqu’il s’agit de répliquer aux roquettes et autres missiles Grad lancés depuis huit ans par les tuniques noires au salut hitlérien du Hamas ? Fabriquer les mêmes roquettes « artisanales », se fournir en missiles Grad et les envoyer à l’aveuglette sur des civils palestiniens pendant huit ans, avec la certitude qu’ils feront un maximum de dégâts sachant que ces lieux habités sont parmi « les plus denses du monde » ?… Ridicule.

Ou alors, horreur suprême, impensable pour l’éthique juive, former des bombes humaines qui feraient les mêmes carnages que ceux des kamikazes ?…Ridicule et barbare.

Proportion pour proportion, disséquons « la disproportion ».

Est-ce que les Européens qui s’activent à ce point dès qu’il s’agit du Moyen-Orient, font de même et avec ce même sens de l’urgence, lorsque des conflits éclatent dans d’autres régions et qu’ils font plus de victimes ? Assurément non.

  • Ainsi, la Tchétchénie, où Grozny ressembla réellement à une ville rasée par une bombe nucléaire et nous ne vîmes pas les horreurs perpétrées par les Russes, et dont le nombre de victimes est tellement effarant qu’il demeure (presque) inconnu. En dix ans, selon les estimations indépendantes les plus prudentes, la population Tchétchène a été décimée. Le bilan de ce conflit meurtrier est effroyable – qu’il s’agisse des vies humaines, du nombre de blessés, de torturés, d’estropiés, de l’ampleur des destructions matérielles et de l’effondrement économique. Inlassablement, les organisations de défense des droits de l’homme, russes, tchétchènes et internationales, ont dénoncé l’ampleur des violations commises en Tchétchénie. Elles rappelèrent à la communauté internationale, et singulièrement à l’Europe, ses obligations morales et politiques face à ce qu’elles qualifiaient de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, et qui ne peuvent être comparés à ce qui se passe ou qui s’est passé à Gaza. Pourtant la guerre se déroula dans une indifférence quasi générale, et si elle revint parfois au cœur de l’actualité, ce fut à l’occasion d’évènements dramatiques comme la prise d’otages d’enfants de septembre 2004 dans une école à Beslan, en Ossétie du Nord. Et tant pis pour les réfugiés tchétchènes, l’ONU n’ayant pas assez de fonds, alloués en quasi-totalité « réfugiés palestiniens » victimes de leurs frères arabes et de leur volonté de ne jamais accepter la paix. Enfin, les partis politiques français, notamment l’extrême gauche, les verts et l’extrême droite, ne manifestèrent pas en France de la même façon que pour sauver les terroristes du Hamas à Gaza.

Bilan: 1.345.285 tchétchènes tués, dont 215 689 enfants.
Que signifie donc à présent ce mot « disproportionnée » ?

  • Le nombre de morts au Darfour depuis 1983 ? Personne ne le sait exactement, mais Omar El Bechir, Mouammar Kadhafi et Idris Deby du Tchad, en savent plus. Les « cavaliers du diable », armés de Kalachnikovs, alliés à l’armée gouvernementale soudanaise, plus connus sous le nom terrifiant de Janjawids, ont massacré, violé et exterminé des dizaines de milliers de villageois animistes ou musulmans et chrétiens, créant même des camps de concentration pour femmes et enfants où les conditions de vie furent et sont effroyables. Ici, pas d’UNRWA pour les réfugiés non plus. Il a fallu attendre 2004 pour qu’une commission d’enquête de l’ONU soit nommée et insinue qu’un nettoyage ethnique était en cours depuis des années. Sont-ils seulement sortis dans les rues de Paris, Bruxelles et Londres leurs « amis et frères » qui vociféraient hier contre Israël et les Juifs, accompagnés de toutes ces ligues, djihadistes, communistes, droitdelhommistes, écologistes et autres istes pacifistes, bien que cela ne peut être comparé à ce qui se passe à Gaza ? Quand des musulmans tuent des animistes, des chrétiens et d’autres musulmans, faut-il se taire pour ne pas faire désordre ou bien la vie de ce côté-là de la Mer Rouge ne vaut-elle pas celle des bords de la Méditerranée ?

Bilan: 2.154.782 morts dont 137 854 enfants.
Que signifie donc à présent ce mot « disproportionnée » ?

  • Et en Algérie ? Le génocide, puisque ce mot revient aussi souvent dans la bouche des dirigeant terroristes, de Gaza, de Tripoli ou de Beyrouth, perpétré depuis 15 ans par les islamistes du GIA, a atteint un tel degré dans l’horreur, que les mots n’ont plus de sens car le sang sèche vite en entrant dans l’Histoire… 300.000 morts, sinon plus. Mais le Pacte de Concorde Civil, il est vrai, est passé par là. On tue dorénavant hors caméra et de Tizi Ouzou à Constantine, les quelques centaines d’égorgements résiduels ne valent pas une messe. On pardonne aux repentis qui sitôt blanchis, retournent dans les montagnes perpétrer d’autres crimes. Où sont les « français d’origine algérienne » passés, lorsqu’il s’agit de leurs propres frères et sœurs éventrés dans le constantinois et la verte Kabylie ? Ne donnent-ils de la voix que lorsque Tsahal tente d’en finir avec clones de leurs propres tortionnaires du GIA. Il est vrai que de « crise humanitaire », il n’en n’est point question au pays de Bouteflika…

Bilan: 256 988 morts, dont 54255 enfants
Que signifie donc à présent ce mot « disproportionnée » ?

  • Nahr el Bared, « The Cold River », la Rivière du froid (dans le dos ?), c’était hier et c’est demain. L’armée libanaise liquide quelques centaines de terroristes islamistes de ce camp de « réfugiés », un de plus, après trois mois de combats si intenses et sauvages qu’il y a presque autant de victimes du côté de l’armée régulière que du côté des forces islamiques. Aucune aide, aucune échappatoire possible pour les 20000 habitants de cette enclave qu’est ce camp près de Tripoli, dans le nord du pays du cèdre. L’armée s’y refuse. Pas un seul couloir humanitaire, pas un sac de riz. Ni même une trêve humanitaire quotidienne de trois heures.

Bilan : 500 morts, dont 67 enfants.
Que signifie donc à présent ce mot « disproportionnée » ?

  • Doit-on rappeler la boucherie de septembre 1970 ? Il est intéressant de voir combien certains évènements disparaissent de la mémoire humaine comme par enchantement. Yasser Arafat, le sinistre prix « Nobel de la Paix », appelle au renversement de la monarchie hachémite en Jordanie, estimant que 75 % de la population de cette entité créée par les Anglais, tout comme Israël, est palestinienne, et surtout, qu’une fois le roi déchu, ce territoire servira de base arrière contre Israël. Le 17 septembre, les bédouins du Roi Hussein de Jordanie attaquent les fédayins. La première division de tanks de l’armée jordanienne, dirigée par un cousin du roi, Chérif Zeid Ben Chaker, bombarde les camps de réfugiés et les permanences des organisations terroristes palestiniennes. Au bout de dix jours, les camps sont rasés, et les survivants palestiniens doivent trouver refuge au Liban. D’où leur nom d’ailleurs: réfugiés palestiniens. Les seuls couloirs à l’époque étaient des couloirs de la mort, et l’humanitaire sélectif n’existait pas encore. Septembre Noir. Noir comme les tenues des SA du Hamas, noir comme le tchador des femmes iraniennes muselées, battues et lapidées.

Bilan: 20 163 morts dont au moins 658 enfants.
Que signifie donc à présent ce mot « disproportionnée » ?

  • En 2007, la bande de Gaza fut le théâtre d’une des plus grande chasse à l’homme qu’il nous ait été donné de voir. Le Hamas élimine, à la kalachnikov, au poignard, à la hache, à l’écartèlement, au lynchage et en les jetant du toit des immeubles, les hommes du Fatah ralliés à Mahmoud Abbas. Ils leur coupaient les jambes et la langue pour mieux les torturer, avant de les brûler ou de laisser leurs corps pourrir dans les rues de Gaza City. Où étaient les organisations humanitaires alors ? Aucun témoignages de gazaouis joints par téléphone, dix fois, vingt fois, comme ces derniers jours sur les ondes hertziennes françaises et belges. Pas de caméras postées à l’entrée des hôpitaux et braquées sur le visage des mutilés. Seules quelques images tournées par des amateurs sont parvenues (Lire cet article)

Bilan: 1252 morts dont 61 enfants.
Que signifie donc à présent ce mot « disproportionnée » ?

  • Et là il est difficile d’en parler puisque nous ne savons rien. Rien de rien. Que se passe-t-il véritablement au Tibet ? Impossible de voir depuis Dharamsala ce que les Chinois font subir aux moines tibétains à Lhassa. Combien de ceux qui n’ont pas été tués sont-ils emprisonnés et éliminés petit à petit pour être remplacés par des chinois. Épuration ethnique disent les uns, génocide renchérissent les autres. Pas même une organisation humanitaire, le communisme de Hu Jin tao ne plaisante pas. Les valises de la diplomatie européenne sont-elles devenues si lourdes ? Pas d’UNRWA non plus. Combien de victimes au Tibet depuis 50 ans ?

Bilan: 1 536 254 tibétains tués dont 24 525 enfants.
Que signifie donc à présent ce mot « disproportionnée » ?

  • Autres lieux, autres mœurs. En 60 ans, les « réfugiés palestiniens » sont devenus les réfugiés les plus riches du monde si on compte l’aide financière versée par tous les pays depuis lors, rapporté au nombre d’habitants. Des centaines de milliards de dollars dilapidés dans l’achat d’armes (ou volatilisés dans les poches d’Arafat ?) qui terrorisent les palestiniens et les israéliens. Au lieu de se construire des lieux de vie, des infrastructures, des logements, des hôpitaux et des universités comme l’auraient fait n’importe quelle population ailleurs, ils se sont fabriqués des engins de mort et ont éduqué leurs enfants dans la haine du Juif et de l’Occident. Pas de l’israélien, ni même du sioniste, non. Du juif et des occidentaux, pendant que ces juifs, réfugiés depuis la nuit des temps, construisaient, malgré les guerres qui lui étaient imposées, une grande démocratie et offrait au monde un nombre impressionnant de grands scientifiques et quelques prix Nobel. A Gaza, c’est le « cirque » comme l’affirme certains témoignages. Combien sont-elles ces organisations non-gouvernementales qui compatissent aux malheurs d’un monde rongé par le « diktat du Hamas » comme le disent une majorité de Gazaouis ?

Bilan: des centaines d’organisations.
Que signifie donc à présent ce mot « disproportionnée » ?

  • Et enfin, « la mère » de toute les disproportions, l’inexpliquée, l’inexplicable: 11 septembre 2001, Odyssée de l’espèce. Une nouvelle race de meurtriers de masse est née. Les attentats se font par avions entiers sur de grands ensembles architecturaux. L’Amérique déclare la guerre à Ben Laden et envahit l’Afghanistan pour mieux le traquer. A tort ou à raison, elle chasse de Kaboul les talibans moyenâgeux au pouvoir. Depuis, la guerre ne cesse de faire rage dans cette région du monde. Les bavures (ou dégâts collatéraux dans cette région), sont légions et le nombre de morts civils ne cesse de progresser. Dans cette guerre sans images, les promesses d’enquêtes succèdent aux promesses passées qu’aucune n’aboutisse. On parle de bavure et tout de suite d’autre chose. Certaines de ces bavures se sont soldées par la mort de 90 civils. Au cours de la seule année 2008 on compte déjà plus de 1300 civils tués. A-t-on seulement vu dans les rues de Paris, de Londres, de Nice ou de Bruxelles, ces hordes vertes, rouges, brunes, manifester violemment comme elles l’ont fait lorsqu’il s’agit d’Israël ? Les pays qui se sont joints à cette « croisade », employons le mot dans le sens voulu par les islamistes eux-mêmes, sont les alliés des USA depuis toujours. Nous pourrions comprendre les motivations de la Grande Bretagne ou l’Australie ou même de l’Espagne frappés sur leur sol par Al Qaïda. Mais la France dans tout çà, que vient-elle y faire ? A-t-elle été attaquée sur son sol par l’organisation terroriste ou les talibans ? Quelles raisons a l’armée française d’y envoyer des troupes et d’augmenter récemment leur nombre ? La guerre contre le terrorisme islamique mondial, réel danger pour l’avenir de l’humanité ? Certes. Mais dans l’absolu, ce terrorisme ne s’en n’est jamais pris encore à la France. Et la force de frappe française est loin d’être négligeable. Alors ?…

Bilan: 7 ans de guerre, 12 584 civils dont 1 532 enfants.
Que signifie donc à présent ce mot « disproportionnée » ?

Avi Pazner disait sur France Inter que ces victimes civiles à Gaza étaient une tragédie. Avez-vous seulement entendu une fois des leaders ennemis déplorer les victimes civiles israéliennes ? En fait, les terroristes choisissaient de cacher leurs bases logistiques, leurs laboratoires de fabrication de roquettes « artisanales » dans des lieux urbains (donc entourés de civils) pour empêcher les soldats de Tsahal de leur porter un coup fatal. Qu’en tirant leurs salves de fenêtres d’habitation et en y attirant les fantassins israéliens, ils espéraient non seulement faire s’écrouler l’immeuble sur leurs assaillants mais y déclencher une riposte qui ferait des dizaines de victimes civiles pour que l’opinion publique internationale montrât du doigt cette armée haïe qui bafoue les règles du droit humanitaire. Manipulation médiatique ?

N’a-t-on jamais pensé qu’à force d’inculquer la haine à des enfants de trois ou quatre ans, à longueur d’années, dans les mosquées de Gaza et d’ailleurs, jusque dans les manuels scolaires, de les déguiser en kamikazes et de leur faire porter des armes de guerre ou pire, des bâtons de dynamite pour les élever dans le culte mortifère du martyr, de leur apprendre que les Juifs sont des sous-hommes, décrits dans le Coran comme ceux qui à la fin des temps, seront exterminés jusqu’au dernier et que même les arbres et les pierres s’adressant aux fidèles musulmans pour leur dire « Venez ! Par ici, un Juif se cache derrière moi ! », n’a-t-on jamais pensé que la haine qui mène aux bombes humaines et fait dire à des enfants (et aux dirigeants terroristes) « Nous aimons la mort plus que vous n’aimez la vie », cette haine là a fait s’effondrer les dernières barrières morales, et entraîne fatalement leur perte au sens spirituel et matériel du terme.

Disproportionnée oui. La haine l’est sans aucun doute…

3 comments for “La réponse d’Israël à Gaza est disproportionnée

  1. Christian Bitard
    14 janvier 2009 at 9 h 24 min

    Posté le 07-01-2009 à 12:08:16yuval17,

    L’Héautontimorouménos.

    Je te frapperai sans colère
    Et sans haine, comme un boucher,
    Comme Moïse le rocher !
    Et je ferai de ta paupière,

    Pour abreuver mon Sahara,
    Jaillir les eaux de la souffrance.
    Mon désir gonflé d’espérance
    Sur tes pleurs salés nagera

    Comme un vaisseau qui prend le large,
    Et dans mon cœur qu’ils soûleront
    Tes chers sanglots retentiront
    Comme un tambour qui bat la charge !

    Ne suis-je pas un faux accord
    Dans la divine symphonie,
    Grâce à la vorace Ironie
    Qui me secoue et qui me mord ?

    Elle est dans ma voix, la criarde !
    C’est tout mon sang, ce poison noir !
    Je suis le sinistre miroir
    Où la mégère se regarde.

    Je suis la plaie et le couteau !
    Je suis le soufflet et la joue !
    Je suis les membres et la roue,
    Et la victime et le bourreau !

    Je suis de mon cœur le vampire,
    Un de ces grands abandonnés
    Au rire éternel condamnés,
    Et qui ne peuvent plus sourire !

    Charles Baudelaire, « Les Fleurs du Mal », 1857.

    C’est tout mon commentaire.

    (Afin de clarifier votre commentaire pour le lecteur, il est bon de rappeler prealablement que « Héautontimorouménos », le titre de ce poème de Baudelaire, est un mot que le poète Térence (190 av JC à 159 av JC) a inventé. Il signifie « le bourreau de soi-même ». Héautontimorouménos est le héros éponyme de l’une de ses comédies. En conséquence, si vous laissez sous entendre que le Peuple Palestinien est le bourreau de soi-même en ayant choisi le terrorisme pour gouverner la Bande de Gaza (et tout ce qui s’en suit: industrie de la mort, boucliers humains, attentats suicides etc…), vous avez tort, car le Peuple Palestinien vivra et dépassera ses erreurs afin de parvenir à la paix. De même, si vous sous entendez qu’Israël est le bourreau de soi-même en ayant choisi de se défendre des gens qui veulent l’exterminer (cf. Charte du Hamas), c’est justement mal connaitre l’histoire car ne pas se défendre serait revenu à devenir le bourreau de soi-même, ndlr)

  2. Ken Mac Cara
    14 janvier 2009 at 12 h 38 min

    Totalement inadmissible que des manifestations « pour la paix » soient aussi violentes et s’en prennent par leur outrance aux valeurs de la république qui prône le dialogue. A voir la haine qui anime ces cortèges, le passant perplexe peut comprendre à quelle engeance Israël doit faire face. Appelons les Français à ne pas se laisser manipuler (le CSA a semoncé vertement la chaine France 2 pour son bidonnage récent). Ils ne sont pas des veaux et ont aujourd’hui les moyens de s’informer !

  3. Christian Bitard
    14 janvier 2009 at 14 h 49 min

    Le « bourreau de soi-même », très cher ndlr, n’a jamais fait davantage référence au peuple palestinien que le mur des lamentations n’a été dédié à la Vierge Marie. La date de l’ouvrage, 1857, serait une preuve OBJECTIVE de ce que j’allègue. La date de citation, janvier 2009, et le contexte fratricide dans lequel il trouve toute sa place, en est une autre, mais réduire l’essence de ce poème à la seule cause palestinienne par contre, à défaut d’être une faute d’analyse, est une preuve évidente de subjectivité, très cher ndlr. (C’est dire que vous n’avez pas lu toute la réponse, ce qui est le meilleur témoignage de votre aveuglement, qui soit dit en passant peut reposer sur une objectivité de surface, ndlr)

    Mais que sait le poisson de l’eau dans laquelle il nage ? (…et nous sommes tous dans le même bocal, donc nous partageons la même eau; Est-ce à dire que nous partageons le même aveuglement ? Évidement non car ce proverbe, sorti dans son contexte, parle plus d’un homme (Einstein) et de la relation entre son esprit et lui même plutôt que d’un monde, et de son aveuglement. En effet, alors qu’on lui demandait de faire son propre portrait, sur la fin de sa vie, Einstein ne sut simplement qu’écrire : « Ce qu’il y a de significatif dans la propre existence d’un homme est à peine remarqué par lui, et cela ne devrait certainement pas tourmenter son semblable. Que sait le poisson de l’eau dans laquelle il nage toute sa vie ? L’amer et le doux viennent de l’extérieur, le difficile vient de l’intérieur, de nos propres efforts. La plupart du temps, je fais ce que ma nature me force de faire. On se trouve embarrassé d’en recueillir tant de respect et tant d’affection. Des flèches de haine ont été lancées contre moi aussi, mais elles ne m’ont jamais touché, parce qu’elles appartenaient en quelque sorte à un autre monde, avec lequel je n’ai absolument aucun rapport. », ndlr)

    (C’est un vieux proverbe dont je laisse à ndlr le soin de trouver l’origine, puisqu’il aime tant apporter son grain de sel) (C’est chose faite, ndlr)

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