L’ONU ouvre les yeux

Selon le journal Le Monde, l’UNRWA « a suspendu toutes ses importations d’aides dans la Bande de Gaza à la suite de la confiscation de centaines de tonnes d’aides alimentaires » ce vendredi 6 février, propos confirmés par l’Agence des Nations Unies pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) dans un communiqué. Selon l’UNRWA, le ministère des affaires sociales du Hamas a confisqué dans la nuit de jeudi à vendredi dix camions de riz et de farine qui avaient pénétré par le terminal de Kerem Shalom, entre la bande de Gaza sous contrôle du mouvement islamiste Hamas et Israël.

Dans le même temps, le ministre israélien des Affaires sociales, Itzhak Herzog, a affirmé que la décision prise par l’UNRWA de suspendre son aide humanitaire à Gaza soutenait la position adoptée par Israël. Pour l’État hébreu en effet, le Hamas utilise de manière cynique et cruelle la population de Gaza.  »Cette réalité a été révélée au grand jour, tout comme le fait que le Hamas soutient l’Iran », a-t-il déclaré.

Parallèlement, l’ONU est s’apprête à reconnaître l’utilisation par le Hamas d’enfants comme boucliers humains lors de l’opération israélienne à Gaza, selon ce qu’a confié au Jérusalem Post la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy.

« Nous n’avons pas encore traité la question des boucliers humains, mais nous le mentionneront dorénavant dans nos rapports » a déclaré Radhika Coomaraswamy dans une interview exclusive après quatre jours passés par la représentante de l’ONU dans la région.

Radhika Coomaraswamy du Sri Lanka est la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour les enfants et les conflits armés, elle est aussi membre du Cabinet du secrétaire général des Nations unies.

« Il est encore difficile pour nous de dire ce qu’il s’est réellement passé et nous avons encore besoin de mener quelques enquêtes sur ce qui a vraiment eu lieu sur place… mais nous ne nions pas que cela est arrivé, et qu’il est tout à fait possible que le Hamas ait utilisé ses civils comme boucliers humains » a-t-elle dit.

Cependant, Radhika Coomaraswamy a déclaré que la politique des Nations Unies de ne pas rencontrer les dirigeants du Hamas (du fait qu’elle soit considérée comme une organisation terroriste) entrave le travail humanitaire dans la bande de Gaza.

Les enfants « ont un besoin urgent de soins et d’assistance, incluant la restauration de services élémentaires comme la reconstruction immédiates d’écoles et d’hôpitaux ». « Le Hamas doit respecter le fait que l’aide humanitaire ne peut pas être détournée ».

Elle a également déclaré que son impression était que « après ce conflit, on sent une identification des enfants plus grande avec le Hamas » bien que ses observations « ne soient basées que sur une visite d’une journée sur place ».

« Les enfants ont des réactions surprenantes » a-t-elle déclaré. « Lors d’une visite à Ashkelon, j’ai remarqué que, bien que leurs discours puissent sembler durs au premier abord, j’ai demandé aux enfants s’ils souhaitaient rencontrer des enfants palestiniens. La réponse était incroyable. Ils ont dit ‘oui, bien sûr, nous voulons les rencontrer, jouer avec eux et écouter leurs histoires’. C’était une réponse du cœur » a-t-elle ajouté.

« Je crois que si nous reconstruisons Gaza au plus vite, il y a un espoir pour le futur. Même s’ils paient le prix lourd dans ce conflit, les enfants sont les meilleurs avocats de la paix. Chaque enfant a le droit de vivre en sécurité. Les enfants de la région ont assez souffert, ils méritent un meilleur avenir » a conclu Radhika Coomaraswamy.

Dans la même journée, Marc Regev, le porte-parole du Premier ministre israélien, a déploré « que le Hamas sabote intentionnellement toute chance que le calme prévale dans le Sud. Il joue avec le feu » alors que deux missiles ont été tirés sur le sud d’Israël vendredi matin. Chaque jour depuis la fin de l’opération plomb durci, le Hamas lance des roquettes en territoire Israélien alors que bon nombre de terroristes du Hamas clament respecter la trêve aux médias internationaux. Depuis 8 ans, pas une seule semaine ne s’est écoulée sans que les habitants du Sud d’Israël (1,5 millions d’habitants tout de même) ne se réveille sous la menace d’une roquette aveugle, contraire au droit international, et en particulier contraire aux conventions de Genève.

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