Égypte, France: les similitudes de ces derniers temps

En Égypte

Regardez tout d’abord cette vidéo (âmes sensibles, s’abstenir):

En France

Voici ce que l’on pouvait lire sur le site du musée du Jeu de Paume le 7 Juillet 2013, dans la partie programmation du musée:

Ahlam Shibli. Phantom Home [Foyer Fantôme]

DU 28 MAI AU 01 SEPTEMBRE 2013

Le travail photographique d’Ahlam Shibli (Palestinienne née en 1970) porte sur les contradictions inhérentes à la notion de foyer. Son œuvre traite de la perte du foyer et du combat contre cette perte, mais aussi des restrictions et des limitations que l’idée de foyer impose aux individus. Parmi les lieux où se rencontre cette problématique, on peut citer les territoires palestiniens occupés ; les monuments français qui commémorent sans distinction les résistants à l’occupant nazi et les soldats engagés dans les guerres coloniales menées contre des peuples qui réclamaient leur indépendance ; les corps des lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels issus de sociétés orientales ; et les communautés d’enfants recueillis dans les orphelinats polonais.

Death, dernière série en date d’Ahlam Shibli, spécialement conçue pour cette rétrospective, montre comment la société palestinienne préserve la présence des « martyrs », selon le terme employé par l’artiste. Cette série témoigne d’une vaste représentation des absents au travers de photographies, de posters, de tombes et de graffitis exhibés comme une forme de résistance.

L’exposition rassemble six des séries photographiques réalisées par Ahlam Shibli durant la dernière décennie. La plupart des œuvres sont accompagnées de légendes de l’artiste qui les situent dans un temps et un lieu précis. Elles jalonnent une enquête qui a souvent conduit la photographe à fréquenter longuement les personnes concernées, à les observer et à s’entretenir avec elles.

Dimanche 14 juillet, en raison de la fermeture du jardin des Tuileries

lors de la commémoration de la fête nationale, le Jeu de Paume

ouvrira exceptionnellement à partir de 14h (fermeture habituelle à 19h).

COMMISSAIRES

Carles Guerra, Marta Gili, João Fernandes et Isabel Sousa Braga.

PARTENAIRES

Exposition organisée et produite par le Jeu de Paume, Paris, le Museu d’Art Contemporani de Barcelona (MACBA), Barcelone et la Fundaçao de Serralves-Museu de Arte Contempoânea, Porto.

En partenariat avec A Nous, ParisART, Time Out Paris.

Conclusion

Les conclusions à tirer de ces événements sont simples, mais tragiques:

– comment peut-on parler de non-assistance à personne en danger, dans un pays comme l’Égypte, à la vue de telles images ?

– parallèlement, comment peut-on parler d’assistance à une idéologie qui met en danger, dans un pays comme la France, à la vue d’une telle exposition ?

– comment peut-on encore voir, dans la rue, certains rituels arabes (et nous sommes bien placés pour en parler) au 21ème siècle ?

– parallèlement, comment peut-on encore voir, dans un musée français, certains rituels arabes au 21ème siècle ?

– pourquoi la communauté nationale et internationale ne s’émeut pas de ce qui se passe en Egypte, auprès des Coptes et des Arabes, alors qu’une mouche morte au centre de Hebron aurait donné lieu aux trois premières pages du journal Le Monde ?

– parallèlement, pourquoi la communauté nationale et internationale ne s’émeut pas de ce qui se passe en France, auprès des Juifs et de toutes les victimes du terrorisme, alors qu’une exposition sur le Mythe Palestinien, une réalité argumentée, donnerait lieu à un soulèvement populaire aussi soutenu que désinformatif ?

Bref, d’autres questions semblables vous viennent surement à l’esprit, mais l’objet de cet article est aussi de donner des réponses. Et une seule réponse plausible peut-être énoncée: la haine du juif.

Cette haine rend bizarrement aveugle toute personne censée, handicapant les voies de la vérité et les chemins de la justice.

Pourquoi dire tout cela maintenant ?

Nous venons de recevoir un courrier d’une personne nous lisant attentivement, et s’étonnant de notre non-réaction suite à ce qui se passe en Égypte et au Musée du Jeu De Paume, en plein centre de Paris. Cette dame, Copte égyptienne et francophile, a perdu sont mari en Egypte lors des événements qui ont suivis la chute d’Hosni Moubarak, tué par des sympathisants de la cause palestinienne (attentat devant un Église).

Victime du terrorisme barbare de ces derniers, elle s’étonne à présent de voir, en France, une exposition aussi importune qu’inexacte glorifiant le terrorisme antisémite en plein cœur de Paris, capitale de la France.

Un de nos confrère à reçu un autre email, assez sec, d’un militaire français combattant le terrorisme et ne comprenant pas qu’il y ai si peu de réaction suite à l’acceptation par ce musée d’une telle exposition, glorifiant la haine raciale et infondée. Bref, glorifiant le terrorisme qu’il combat.

Décisionnaires français, égyptiens, palestiniens, relevez la tète, car à force de faire l’autruche, les extrémistes prendront le pouvoir, démocratiquement…

1 comment for “Égypte, France: les similitudes de ces derniers temps

  1. 7 novembre 2013 at 11 h 55 min

    Très bon article. Juste un petit reproche: lorsqu’on s’intitule « L’objectivité comme méthode », il est préférable d’essayer d’identifier la source lorsqu’on publie une vidéo, surtout violente comme celle-ci. Voici quelques renseignements permettant de mieux appréhender le contexte pour bien comprendre de quoi il s’agit.

    La vidéo se passe à Sidi Gaber, un quartier d’Alexandrie, et nous montre des accrochages entre des Frères musulmans et autres partisans qui protestent contre la mise en jugement du président déchu Mohamed Morsi d’un côté et des opposants à ceux-ci de l’autre. Quatre jeunes adolescents vont se faire prendre au piège, et entourer par des Frères musulmans et des sympathisants de Morsi. Parmi eux, en 2:35, on remarque un personnage particulièrement patibulaire, avec un singlet blanc taché de sang, et portant la longue barbe noire et le drapeau noir des salafistes (revêtu de l’inscription la Chahada – la profession de foi en Islam -, et le sceau du prophète). Ce drapeau (Al-Raya) est utilisé classiquement pour le rassemblement en vue du djihad. Les quatre ados montent sur un réservoir d’eau (environ 6 à 8 m de haut), et sont de plus en plus menacés, notamment par des jets de pierres et des pétards, tandis que les partisans pro-Morsi tentent de monter sur la citerne à leur tour. Le personnage patibulaire prend pied et jette un des ados du haut de la citerne d’eau. Celui-ci s’écrase par terre, où il est achevé par un autre frère musulman. On voit brièvement un second enfant se faire projeter par terre. La fin est plus confuse, on voit d’autres partisans prendre pied et la vidéo s’interrompt (on apprendra par la suite que les quatre enfants ont été projetés du haut de la citerne et sont morts).

    Le personnage patibulaire a été identifié et arrêté deux jours plus tard, en tant qu’assassin présumé des quatre enfants. Il s’agit d’un certain Mahmoud Hassan Ramadan, chez qui on a trouvé une grande quantité d’armes blanches.

    Amicalement,
    Elisa

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