Scoop Objectivité.org: le Lycée Français de Jérusalem contre Yom HaZikaron et Yom Hashoah

Entre antisionisme et révisionnisme, le Lycée Français de Jérusalem, connu notamment par de nombreux juifs français désirant poursuivre une formation au lycée à la Française tout en faisant son alya (montée) en Israël, se démarque un peu plus de ses élèves.

En effet, nous avons été choqués d’apprendre que les professeurs du Lycée Français de Jérusalem, qui plus est juifs à 80%, ont reçu la veille au soir de Yom HaZikaron et Yom Hashoah, un email de la part du proviseur (Stéphane Le Tortorec), donc avec l’assentiment du Consulat Général de France à Jérusalem, de ne pas respecter la minute de silence pour Yom Hashoah (יום הזיכרון לחללי מערכות ישראל ולנפגעי פעולות האיבה), et bien sûr il en fut de même pour Yom HaZikaron (יום הזיכרון לשואה ולגבורה).

Et les professeurs ont obéi aux ordres: ils se sont peut-être discrètement éclipsés mais ont laissé les non-juifs faire le bazar en classe…

Pire, certains étudiants ont trouvé bon de faire le salut Nazi durant la minute de silence, lorsque les sirènes ont retentie. (deux élèves non-juifs).

Dans ces conditions, demain, la Shoah recommence !

Stéphane Le Tortorec, proviseur du Lycée Français de Jérusalem

Stéphane Le Tortorec

Les parents, généralement d’origine française, qui placent leurs enfants dans cet établissement, souhaitent une normalisation et une cohérence des mœurs du Lycée Français de Jérusalem avec la majorité des élèves à savoir le respect de la Shoah et des morts de l’État d’Israël, ou du moins d’une minute de commémoration.

Aussi, Objectivite.org serait curieux d’observer le comportement du proviseur et des professeurs de lycées français en pays musulmans lors de leurs commémorations.

Enfin, les dirigeants, tant en France qu’en Israël, de ce Lycée Français de Jérusalem, se doivent de réagir et avant tout de formuler des excuses au peuple juif et à son état, démocratie tolérant l’intolérable.

Note importante: il y à deux Lycée Français de Jérusalem, et notre article ne parle que du Lycée Français consulaire de Jérusalem. L’autre Lycée Français de Jérusalem, Havat Hanoar, s’est comporté de manière exemplaire.


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13 comments for “Scoop Objectivité.org: le Lycée Français de Jérusalem contre Yom HaZikaron et Yom Hashoah

  1. Yehuda
    18 avril 2013 at 23 h 00 min

    Merci de cette news.

    Je vous demande d’innonder les boites de cet homme irresponsable de messages d’indignation, de colère, de réprobbation, et même de menaces (non je plaisante). Il salit la bretagne en affichant son nom breton sur de telles news sales.

    http://www.linkedin.com/pub/st%C3%A9phane-le-tortorec/67/a33/68a

  2. Michel
    19 avril 2013 at 8 h 28 min

    Toutes les fêtes nationales et religieuses sont respectées au LFJ (Preuve que non). Le directeur du lycée ne fait que suivre les instructions de ses supérieurs hiérarchiques (tout comme Adolf Eichmann suivait les instructions des siens. Votre argument par l’obéissance n’est ni admissible moralement, ni recevable logiquement). Et puis, comme l’a mentionne quelqu’un ici même, il faut avoir de l’estime pour Israël pour décider de venir y travailler (Les israéliens ne sont pas des enfants capricieux qu’il s’agit de rassurer quand à l’amour ou l’estime qu’on leurs portent, il s’agit ici de rendre compte d’une action grave contrevenant à la fois aux lois israéliennes et à la fois aux valeurs françaises, que ce lycée est censé importer et enseigner. Par ailleurs, et simplement pour montrer la faiblesse de votre remarque, ce Monsieur, tout comme le Consul de Jérusalem dont il dépend, estiment travailler en Palestine bien plus qu’en Israël). De tels articles et critiques laisseront ils cette estime intacte au moment ou le directeur rentrera chez lui ou sera-t-il plutôt en mesure de justifier la haine contre Israël, existant chez l’autre? (Là encore, il ne s’agit pas d’une critique, mais d’un fait porté au public sur lequel des comptes doivent être demandés. On critique un film en donnant son avis, mais on enquête en apportant un événement sur la place publique. Quant à votre question rhétorique, elle témoigne de ce qu’en psychanalyse on appelle la schizophrénie: x n’aime pas y, y lui répond, c’est donc qu’x était justifié à détester y et à lui faire une crasse!!! Là encore, vos présupposés sont circulaires et invalides).

    Le proviseur du lycée ne peut forcer qui que ce soit à observer cette minute de silence sinon que de l’autoriser, si désir il y a c’est bien ce qu’il est écrit sur son message envoyé a son équipe (Forcer, désir… Votre champ sémantique est celui de la relation amoureuse, pas du droit. Vous présupposez dans votre question que le problème est celui de l’impuissance à agir et postulez implicitement que si on n’a pas le pouvoir d’empêcher quelque chose, toute action, verbale ou symbolique est vouée à l’inanité parce que vouée à l’inutilité. Vous proposez donc d’abdiquer face au plus fort, de se compromettre pour ne pas fâcher celui dont on craint les réactions, de proposer une loi à plusieurs vitesses et une Histoire variable selon les sensibilités de chacun. C’est triste).
    Pouvez vous obliger les orthodoxes de Mea shearim (quartier juif orthodoxe de Jérusalem) à observer cette minute de silence? Pouvez vous les empêcher de célébrer au barbecue le jour de la Shoah au Gan Saker (parc public de Jérusalem) ? (Non, nous ne pouvons pas les en empêcher, mais à ce que nous sachions, ils ne se trouvent pas dans une enceinte de la République Française).
    Ils sont juifs pourtant eux! bien plus que les élèves du lycée Français de Jérusalem qui, faut-il le mentionner, passent chaque année une matinée en visite guidée à Yad Vashem (musée de l’holocauste à Jérusalem) et en compagnie du proviseur, à l’occasion de la journée internationale de la Shoah (Cela reste à vérifier mi si tel est le cas, il faudrait recommencer plus souvent afin que les enfants ayant effectué le salut Nazi puissent comprendre ce qu’ils on fait, quelque soit le lieu (Jérusalem), le moment (Yom Hazikaron, Yom HaShoah) et quelque soit les directives absurdes).

  3. ds
    19 avril 2013 at 12 h 50 min

    Je renverrais tous ces grands sionistes de réapprendre le français et de s’apercevoir qu’il n’y a rien de « calomnieux » ni autre bien au contraire un voeu de libre arbitre à l’égard des enseignants.
    Lavons notre linge sale en famille et tournons nous vers nos « frères orthodoxes » qui eux font un barbecue le soir de Yom Hashoah et qui ne respectent pas les deux minutes de silencd ni lor de Yom Hashoah ni de Yom Hazikaron des soldats de Tsahal…

  4. NAKAB CHARLES
    20 avril 2013 at 13 h 59 min

    une honte encore une fois au consulat francais de JERUSALEM.Qu’un educateur de son lycee a bien oublie que la mn de silence=plus jamais,aussi que la gendarmerie francaise n’est pas moins responsable de la deportation des juifs en france pendant la »shoa »

  5. Dan Eliezer
    20 avril 2013 at 21 h 08 min

    D’ou’ Vous avez cette nouvelle, s’il Vous plait. Je Vous remercierai d’avoir une reponse exauriente, donnee la gravite’ du fait presente’ dont je n’ai aucune autre nouvelle. Le lyce’ parait avoir celebre’ aussi cette anne’e, selon l’Internet, la memoire des eleves tombe’s dans les guerres. Est-elle fausse cette annonce?

  6. Stuczynski Marlène
    21 avril 2013 at 8 h 34 min

    Je suis enseignante de français au LFJ et j’étais au lycée les jours de Yom hashoa et de Yom Hazikaron. Non seulement, j’ai respecté les minutes de silence mais n’ai eu aucun vent de la moindre réaction hostile de la part des élèves. Nous sommes un des rares espaces en Israël offrant la possibilité de rapports cordiaux et chaleureux entre juifs et arabes. Les parents nous expriment leur gratitude et les élèves sont affectueux et reconnaissants de nos soins.
    Concernant notre proviseur, c’est un homme sensible aux juifs et au judaïsme, à notre histoire et à nos traditions. Il est aimable, ouvert et respectueux de toutes les religions.
    Par souci de neutralité et de convivialité entres les différentes ethnies et confessions évoluant dans notre établissement, le lycée français ne s’astreint qu’aux seules minutes de silence imposées par la législation française. Cela ne signifie pas qu’il nous soit interdit de respecter celle de Yom Hashoa. Nous sommes libres de le faire, y compris dans nos classes. Notre proviseur nous a juste invités à ne pas l’imposer aux élèves.
    Cette lettre vient donc mal à propos et interprète maladroitement un message de notre proviseur à usage strictement interne. Il est dommage et affligeant de semer la zizanie, de surcroît sans motifs valables.
    Cordialement,
    Marlène Stuczynski

  7. xoxo
    21 avril 2013 at 12 h 05 min

    Vous faites donc partie, Michel, de ces furieux qui se nourrissent de n’importe quoi pour se donner raison! Bonne chance…

  8. Mickael am Israel haï
    22 avril 2013 at 23 h 38 min

    A ce meme titre, pourquoi fêtons nous le 14 juillet, ou respectons nous votre Noel? Je propose donc a tous les juifs de france d’arrêter de respecter les fêtes non juives, nous nous mettrons a Travailler le dimanche et obligerons la france a fermer ces commerces le samedi!

    C’est, d’après ce que je comprends ce que pense la France d’Israel, pourquoi dans ce cas ne penserions nous pas la meme chose que ces personnes?

    Monsieur Tortorec, n’oubliez jamais ceci. VOUS ÊTES INVITÉ EN ISRAEL ET N’ETES DONC PAS CHEZ VOUS, MERCI DONC DE NE PAS PRENDRE VOS AISES!

  9. Lemonnier
    17 juin 2013 at 20 h 39 min

    En tant qu’ancienne élève de Mr Stéphane Letortorec, je tiens à prendre sa défense et à faire taire les mauvaises langues qui souhaitent salir son honneur et sa réputation. (Ces mauvaises langues n’ont pas trop d’intérêts à salir son honneur comme vous le dite puisque ce sont des élèves (juifs et non juifs), des professeurs et des parents d’élèves qui ont rapporté, authentifié et confirmé les faits et preuves disponibles)

    Les termes d’incitation à la haine raciale me paraissent totalement injustifiés et semblent n’avoir que pour seul but de détruire ce proviseur (Ou est ce que vous lisez cela ? Relisez notre article, c’est plus judicieux pour le commenter à bon escient). Ayant été une de ses élèves alors qu’il était alors professeur d’histoire géographie, je peux vous garantir qu’il a toujours enseigné sa matière avec une grande passion et que ses propos ont toujours été respectueux vis à vis des religions, tout comme il nous a sensibilisé à l’histoire de la Shoah et à notre devoir de mémoire (à cette période il exerçait dans un lycée laïque de province).

    C’est pour ma part un de ces profs que l’on oublie pas et qui au delà d’être quelqu’un de très investi dans son travail est aussi un être profondément humain et soucieux de ne blesser personne. (Soucieux de ne blesser personne ? Ce souci en blesse certains…)

    C’est par le plus grand des hasards que j’ai appris l’incident survenu dans son établissement et constaté la violence des propos prononcés à son égard.

    Je pense que Mr Letortorec a agi avec prudence, dans le souci de préserver certains élèves de dérapages au sein de son lycée ce qui est d’ailleurs une des missions qui incombent au métier de proviseur. De même, il me semble qu’il n’a en aucun cas prononcé d’interdiction à l’égard de cette commémoration et a fait appel au libre arbitre de chacun. (Les formulations détournées et manipulatoires de son email interne sont pourtant claires. De plus, si au sein même d’un lycée de la République la vérité (historique) n’est pas souhaitable en termes de commémoration de l’ordre de la minute de silence, qui plus est sur la terre de la naissance et de la renaissance du peuple décimé que commémore cette journée, qu’en est-il de la finalité de sa mission ?)

    Enfin comme il a été dit ci-dessus le document qui été rendu public était uniquement destiné à un usage interne. Il semble donc que l’instrumentalisation du document dans une volonté de nuire à Mr Letortorec est tout à fait évidente. (Nuire à une personne qui a fait une erreur, surtout de cet ordre oui. Le traquer, vouloir sa démission même après des excuses etc… non, et nos articles ne se confondent en aucun cas avec cette volonté de nuire que vous sous-entendez)

    Bon courage à lui et tout mon soutien dans cette période difficile.

    Hélène Lemonnier
    Ancienne élève du Lycée Marie Curie

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