Utiliser les mots justes

La résolution 181 des Nations-Unies, promulguée en 1947, nous enseigne que la Judée-Samarie se nomme bien Judée-Samarie. Pourtant, certains Israéliens et occidentaux s’entêtent à nommer “Cisjordanie” cette région.

Une preuve textuelle du contraire ?

Voici les frontières de l’état arabe telles que décrites par la résolution 181 (lire l’intégralité de la résolution 181 II de l’ONU):

Frontières
A. L’État arabe
La région de l’État arabe comprise dans la Galilée occidentale est limitée (…) La frontière sud-ouest de la partie de l’État arabe comprise dans la Galilée (…) La frontière de la région accidentée de Samarie et de Judée part du Jourdain, au confluent de l’oued Malih, au sud-est de Beissan et prend franchement la direction ouest jusqu’à atteindre la route de Beissan à Jéricho (…). La limite nord de la partie arabe de la plaine côtière, partant d’un point situé entre (…) »

Suite au refus arabe du partage de la Palestine occidentale, la région arabe de Galilée est devenue israélienne; la région arabe de la plaine côtière est devenue la bande de Gaza et la Judée-Samarie sera sans doute divisée en une partie palestinienne et une partie israélienne le jour où une paix serait signée.

La Cisjordanie n’existe plus depuis 1967. Nous sommes 43 ans plus tard… Les journalistes et les citoyens nommaient-ils le Canada « Nouvelle-France » en 1803 (43 ans après la conquête britannique)? Je ne le crois pas.

Les ennemis d’Israël utilisent consciemment le langage le plus délégitimant pour nommer les choses en Israël:
– Gel de la colonisation au lieu de gel des constructions.
– Colonie (quand ce n’est pas colonie de peuplement!) au lieu d’implantation ou de localité.
– Colon au lieu d’habitant.
– Esplanade des mosquées au lieu de Mont du Temple.
– Cisjordanie au lieu de Judée-Samarie.
– Mur (quand ce n’est pas mur de la honte ou mur d’apartheid!) au lieu de barrière ou clôture de sécurité.
– Abordage au lieu d’arraisonnement, quand la marine israélienne arraisonne un navire pseudo-humanitaire la plupart du temps dépourvu de toute aide réelle.

Ils sont en mission. On peut les comprendre. Malheureusement, comme les critiques des radicaux d’Israël occupent tant de tribunes médiatico-journalistiques depuis 40 ans, leur langage délégitimant s’est tellement ancré dans les esprits que même les « amis d’Israël » l’utilisent parfois, par automatisme. Ce langage orienté devrait cesser au profit d’un langage plus neutre et inclusif. Avec plus d’objectivé

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