Et si des roquettes étaient tirées sur Oujda, sur Tlemcen ou sur Nice ?

Par Bismi.net

Prenons au hasard la charmante ville de Oujda, au Maroc, située près d’une frontière. Ou celle de Tlemcen, en Algérie, se trouvant elle aussi à proximité d’une frontière. Ou encore la citée de Nice, elle aussi située non loin d’une frontière.

Imaginons que des motifs de conflits existent entre les habitants des pays qui se trouvent, pour chacune des villes, de chaque côté de chaque frontière. Mais dans chacune de ces villes, existent et vivent des gens dont l’idéal de vie est, au fond, le même de chaque côté de chaque frontière. C’est-à-dire vivre normalement, travailler, assurer la subsistance de sa famille, pouvoir jouir en paix des revenus de son travail, garantir une bonne éducation et un avenir à ses enfants, préparer une retraite tranquille.

Supposons maintenant que de l’autre côté de la frontière proche de Oujda, de celle proche de Tlemcen, ou de celle proche de Nice, des personnes, sans doute mues par de nobles sentiments mais c’est une autre histoire, se mettent à envoyer chaque jour, à l’aveugle, des obus de mortier et des missiles sur Oujda, Tlemcen et Lille. Tous les jours pendant des mois et des années. Des obus destinés à faire des victimes non pas militaires, mais uniquement civiles, puisqu’ils sont tirés au hasard sur des villes civiles, pas sur des camps militaires. Certes, ces projectiles font peu de victimes.

Mais dans Oujda, dans Tlemcen et dans Lille, nul habitant, nul mère de famille, nul personne se rendant à son travail ne sait si le prochain projectile va tomber sur lui, sur le magasin dans lequel sa femme au même moment fait ses courses, sur l’école dans laquelle se trouvent ses enfants au même moment.

Comment réagira alors le gouvernement de l’Algérie, celui du Maroc ou celui de France ? Chaque gouvernement de chacun des pays de la planète n’a-t-il pas pour premier devoir de protéger ses citoyens ?

Combien de temps faudra t-il à l’Armée algérienne, à l’armée marocaine ou à l’armée française pour intervenir militairement pour faire cesser ces obusades aveugles qui ne s’attaquent pas aux militaires de l’autre pays mais uniquement à des civils. Si le Hamas avait affaire à l’armée russe, américaine, syrienne ou iranienne, Gaza aurait été rasé depuis longtemps.

Il n’y aurait plus de palestiniens à Gaza.

Quel citoyen résidant en France, qu’il soit issu d’une famille originaire d’Afrique du Nord, de Finlande, de Madagascar ou de Strasbourg, admettrait que des obus tombent chaque jour, à l’aveugle, sur la ville dans laquelle il réside et où vit sa famille, sans exiger de son gouvernement une réponse immédiate pour mettre fin à cette situation ?

2 comments for “Et si des roquettes étaient tirées sur Oujda, sur Tlemcen ou sur Nice ?

  1. Jack
    18 janvier 2009 at 21 h 31 min

    Quelle hypocrisie
    sauf que Tlemcen, Oujda ou Nice ne sont pas sous le blocus pour faire plus simple (Le blocus est autant Égyptien qu’Israélien, et lorsqu’il n’y a pas de blocus, c’est par Israël que tout passe, de la nourriture aux travailleurs, et non pas par l’Égypte. L’argument du blocus n’est donc pas recevable car de fait, l’Égypte n’a reçu aucune roquette et aucun attentat terroriste du Hamas n’a été perpétré contre des Égyptiens, ndlr); on laisse pas les gens mourir de faim (donnez nous le nom d’un seul palestinien qui est mort de faim, Israël a toujours ravitaillé les populations palestiniennes dans la mesure où cela ne représentait pas un risque pour la population israelienne, ndlr) j’entends des enfants des femmes etc mais un autre aspect de taille Nice, Oudjda, Paris ou Tombougtou ne sont pas colonisées (Bien qu’il n’y ait jamais eu colonisation, cf. définition de la collonisation, gaza a été vidée de ses implantations juives en 2005, cela a-il stoppé les roquettes?, votre argument se détruit dès lors tout seul, ndlr) aller je vais vous rafraichir la mémoire (et nous la votre, ndlr)
    85 résolutions ne pas été respectées par Israël depuis 1955 (Savez vous au moins pour quelles raisons ?; si non, rafraichissez vous la mémoire, ndlr)
    Alors arrêtez cette victimisation qui devient votre fond de commerce (nous ne victimisons personne, nous disons qu’Israel est un État qui est dans ce conflit, dans son droit d’État; c’est vous qui faites pleurer dans les chaumières au mépris de toute objectivité en parlant de femmes et d’enfants qui meurent de faim, ce qui est de plus factuellement FAUX. Cela dit, si « vous » ne nous désignait pas nous, à savoir la rédaction, votre phrase est une pale reproduction d’un lieu commun antisémite, ndlr)

    Jusqu’à quand cette hypocrisie (nous vous retournons la question, ndlr)

  2. Luke
    20 janvier 2009 at 16 h 20 min

    Jack, vous n’êtes pas objectif du tout: faites un effort, relisez vos cours d’histoire, et oublier que vous êtes antisémite…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *