Human Rights Watch accuse Tsahal, comme d’habitude…

Human Rights Watch, organisation non gouvernementale américaine dont le siège se trouve à Bruxelles, poursuit son enquête sur l’opération antiterroriste Plomb Durci, menée par Tsahal il y a huit mois dans la bande de Gaza. Et dans un nouveau rapport qu’elle vient de publier, elle prétend cette fois que les forces de sécurité israéliennes ont tué délibérément des Palestiniens qui n’étaient pas armés et qui avaient agité le drapeau blanc. Le document précise que le cas s’est présenté à huit reprises pendant les affrontements qui ont duré plusieurs semaines et que 11 personnes ont été tuées.

En outre, HRW estime que les avertissements envoyés par Tsahal à la population de Gaza, par exemple par des tracts lâchés par des avions, « étaient trop vagues et n’indiquaient pas aux Palestiniens où il leur était possible d’aller se réfugier ». Une critique qui donne à réfléchir: on se demande en effet quelle autre armée au monde se donne la peine d’avertir les civils avant une attaque…

« Au début, dit le document, les habitants de Gaza ont été prévenus qu’ils devaient se rendre à l’intérieur des villes mais par la suite, ces régions ont été bombardées, notamment le siège de l’Onu qui leur servait de refuge ». (Tsahal avait visé ce secteur, causant la mort d’une quarantaine de Palestiniens, après avoir localisé le tir d’une roquette provenant justement de ce centre, ndlr).

L’organisation a appelé Israël, dans son rapport, à mener une enquête sérieuse sur ces incidents graves et a menacé d’entamer une procédure judiciaire auprès d’instances internationales « si le Hamas et Israël n’œuvraient pas eux-mêmes pour examiner les circonstances de ces événements ». On se demande pourtant quel est le statut juridique du mouvement terroriste Hamas après une telle déclaration qui « menace » explicitement deux parties qui n’ont pas du tout le même statut.

Le porte-parole de Tsahal a réagi à ces attaques virulentes en précisant que « le document s’appuyait sur les témoignages de plusieurs Palestiniens dont la crédibilité n’avait pas été prouvée ». Il a encore souligné que « les soldats avaient comme directives formelles de ne pas ouvrir le feu en direction de personnes n’étant visiblement pas impliquées dans cette guerre et avaient reçu l’ordre également d’aider dans la mesure du possible les Palestiniens blessés, même lors d’échanges de tirs ». Et d’ajouter: » Tout au long des combats, Tsahal a fait le maximum pour mettre en garde la population civile ». Autre précision importante dans ce contexte: « Au cours des affrontements, le Hamas a fait un usage cynique des drapeaux blancs, dans le but de se protéger des attaques de Tsahal ».

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