Après le lanceur de chaussures irakien et anglais, les français ont le leur.

Youssouf Fofana, assassin présumé du jeune Ilan Halimi en 2006 parce que juif, jugé depuis six semaines avec 26 coaccusés à Paris, s’est fait expulser du procès aujourd’hui, pour la journée, après avoir lancé ses chaussures en direction des parties civiles, selon des sources concordantes ce jeudi.

La présidente l’a sommé de demeurer à la « souricière » du palais de justice pour la journée après l’incident survenu dans la matinée.

Seuls trois avocats étaient présents à ce moment-là sur le banc des parties civiles. La famille d’Ilan Halimi était absente et personne n’a été atteint par les chaussures.

« Il y a tous les juifs du monde dans le box (des parties civiles, ndlr), ce sont mes ennemis. C’est un attentat arabe à la chaussure piégée », a affirmé Fofana pour ponctuer son geste, selon ses propos rapportés à l’AFP par les trois avocats témoins, un acte évoquant le jet de chaussures le 14 décembre d’un journaliste irakien visant le président américain George W. Bush.

Le procès se déroule à huis clos depuis le 29 avril devant la cour d’assises des mineurs de Paris.

L’incident s’est produit en deux temps ce matin. Après une suspension d’audience consécutive au premier lancer, le chef présumé du « gang des barbares » a répété son geste avec sa deuxième chaussure, entraînant l’expulsion.

D’après les témoins, un coaccusé était alors malmené par les questions de l’accusation et Fofana aurait cherché à faire diversion pour maintenir « la loi du silence » qui prévaut dans le box des accusés.

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