Altercation entre un père palestinien et une mère israélienne

Une fois de plus, le monde entier a pu assister à une scène qui met en cause Israël et présente Tsahal comme une armée sans pitié. Cela a commencé en direct sur la chaîne Aroutz 10, lorsque le programme a été interrompu pour laisser le commentateur Shlomi Eldar, allumer son téléphone portable et faire passer en direct les cris et les pleurs du Dr. Azeldin Abou El-Aïsh, qui se trouvait dans son appartement situé dans un immeuble visé par des tanks de Tsahal. Les yeux aux bords des larmes, Shlomi Eldar faisait vivre en direct la mort de trois filles du gynécologue.

Nul ne nie la douleur d’un parent qui perd ses enfants de manière tragique. Mais une fois de plus, se pose la question des circonstances du drame et de l’utilisation médiatique qui en est faite à destination de l’opinion publique, en Israël comme à l’étranger: l’enquête de Tsahal après les faits a démontré que des terroristes ont effectivement ouvert le feu sur les forces israéliennes depuis l’appartement du médecin ou en tous cas depuis son immeuble. C’est en ripostant qu’un char israélien a touché la chambre dans laquelle se trouvaient les fillettes.

Les habits maculés de sang et utilisant sa douleur certes légitime, le Dr. El-Aïsh a convoqué une conférence de presse à l’intérieur de l’hôpital israélien où sont soignées deux autres de ses filles, et a fait une intervention pathétique dans laquelle il pleurait en disant que « ses filles avaient toujours été des combattantes de la paix, mais que Tsahal les avait tuées ». Ces images ont immédiatement fait le tour du monde.

Mais au milieu de son intervention, des parents israéliens présents, ont en crié « leur colère que l’hôpital ouvre ainsi ses portes à la propagande palestinienne, alors que dans les chambres attenantes se trouvent des soldats blessés par les terroristes ». La femme, dont trois garçons sont soldats et se trouvent en ce moment à Gaza, était particulièrement hors d’elle : « Tsahal ne tire pas au hasard sur des immeubles ! Des terroristes ont tiré depuis les fenêtres ! L’armée vous demandé de sortir du bâtiment ! Pourquoi êtes-vous restés ? » D’autres personnes qui se trouvaient là se sont joints à cette mère pour condamner cette utilisation des médias pour accuser Tsahal, et ceci depuis un hôpital israélien.

Le Dr. Zeev Rothstein, directeur de l’hôpital « Shiba », tenté de calmer les esprits mais an vain. Finalement le Dr. El-Aïsh a été amené dans d’autres locaux. Une fois calmée elle aussi, la mère des soldats a « regretté cet incident », reconnaissant et comprenant « la douleur du Dr. El-Aïsh », mais précisant aussi « que Tsahal n’avait pas le choix, puisque les terroristes utilisent la population civile pour se protéger ».

3 comments for “Altercation entre un père palestinien et une mère israélienne

  1. Christian Bitard
    18 janvier 2009 at 0 h 39 min

    Cet article manque sérieusement de parenthèses objectives pour exprimer le point de vue du reste de l’humanité (le point de vue du reste de l’humanité n’a jamais servi aux astrophysiciens pour établir les équations de l’univers; l’opinion, fut-elle la plus répandue, n’est pas gage d’objectivité ou de vérité. Nous sommes sur ce point là assez platoniciens: la majorité des gens se trompent en général et ce n’est pas en s’alignant sur l’avis dominant qu’on arrive à la vérité. Pour les vérités historiques il y a les faits, tout comme pour la physique il y a les physiciens, ndlr)

  2. David
    18 janvier 2009 at 0 h 54 min

    Merci pour cet article qui permet enfin de sortir de la propagande éhontée des médias français qui s’appuient systématiquement sur des sources non neutres (médecins, ONU, Palestiniens, ONG …) et proterroristes, au lieu de reprendre enfin la seule source objective et impartiale de la région, à savoir Tsahal, dont les enquêtes neutres et dépassionnées montrent toujours l’irresponsabilité de Tsahal et la responsabilité des terroristes dans les dommages collatéraux montés en épingle par les terroristes islamistes. (Ceci est faux car certaines enquêtes de Tsahal ont montré la responsabilité de cette armée dans ce que l’on appel en jargon militaire des « dommages collatéraux ». Sauf que ces dommages collatéraux dont nous parlons n’ont pas pour responsable les terroristes exclusivement ou partiellement, mais seulement Tsahal et exclusivement Tsahal. Cela dit, une guerre est une guerre, et que ce soit contre les « résistants » pro-sunnites affiliés à Saddam Hussein par l’armée américaine, contre les « résistants » africains anti-gouvernementaux en Cote d’Ivoire par l’armée Française ou encore contre les « résistants » Talibans islamistes par l’armée Pakistanaise et Française à la frontière afghane, les erreurs et les morts civils fusent, et donc aucune armée ne peut être parfaite. Il est vrai que cette guerre a montré une faille intellectuelle majeure entre la liberté et le terrorisme: Comment des gens libres peuvent-il cautionner une opération de représailles qui fait autant de morts civils, bien que l’on sache pertinemment que la majorité de ces morts civils sont issus de la stratégie de boucliers humains ? La démocratie ne peut pas concevoir cette industrialisation de la mort de manière rationnelle, et la rejette de fait. Sauf qu’en la rejetant, la démocratie rejette aussi le droit d’un pays à ce défendre face à cette idéologie nouvelle, ce qui est paradoxal. Nous ne sommes pas pro-israéliens, malgré ce que l’on peut lire sur certains commentaires, nous sommes pour la liberté, l’amour et le bonheur des peuples, de tous les peuples, et pour la justice et l’objectivité dans le traitement de l’information. Nous allons donc clôturer notre réponse par cette question: pourquoi le peuple palestinien doit être l’otage d’une idéologie qui l’affaiblit plus qu’il ne le grandit ? N’a-t-il pas déjà assez souffert ? N’aspire-t-il pas, comme tout peuple, à vivre enfin dans la liberté et le bonheur ? Le Peuple Palestinien est un peuple nouveau, certes, mais riche et qui peut s’autodéterminer dans la paix, et non dans la culture de la haine d’autrui, ndlr)

  3. David
    24 janvier 2009 at 10 h 03 min

    La stratégie de boucliers humains dites-vous ? Elle est contredite par de nombreux témoins et réaffirmée systématiquement par la seule Tsahal (source impartiale s’il en est: autant demander à l’armée serbe d’enquêter sur ce qu’il s’est passé au Kosovo), comme par d’autres avant elles dans des situations similaires. (Bravo pour la rhétorique décridibilisatrice, mais saviez vous que le Hamas ne se cache pas pour affirmer sa volonté d’industrialiser la mort ? Avez-vous observé le comportement des terroristes lors des affrontements militaires ? Regardez cet article par exemple. Ici, aucune information ne provient de l’armée israelienne, ndlr)

    « L’acte sud-africain visait uniquement les terroristes de l’ANC et il ne peut en aucun cas être interprété comme ayant été conçu à des fins hostiles contre le peuple du Lesotho […]. Le gouvernement sud africain regrette profondément que des civils aient perdu la vie ou souffert en raison de la tactique utilisée par l’ANC, qui consiste à installer ses bases dans des zones résidentielles où se trouvent des femmes et des enfants. C’est là une tactique terroriste bien connue… », (16 décembre 1982, S/PV.2409, § 137). » (Aucune comparaison ne peut être faite entre ce qui se passa en Afrique du Sud, et ce qui se passe dans la Bande de Gaza, au moins par respect pour les victimes israéliennes (tuées lors d’attentats suicides pilotés par une idéologie religieuse) et les victimes palestiniennes (partisans du Fatah), ndlr)

    Petit rappel historique ici: L’intervention de l’Afrique du Sud au Lesotho du 9 décembre 1982

    Des commandos sud africains ont lancé, le 9 décembre 1982, un raid dans la zone résidentielle de Maseru où opéraient prétendument certains membres de l’ANC. Le commandant du SAFD (Force de Défense Sud Africaine) soutient que l’opération est justifiée au regard d’un rapport des services de renseignement qui établissait qu’un certain nombre de terroristes entraînés allaient se rendre à Maseru. L’opération a causé la mort de 42 civils dont 30 réfugiés sud africains, (Keesing’s Contemporary Archives, avril 1983, p. 32059). (Confirmant ce qui est dit plus haut, le conflit sud africain n’a donc pas de fondement religieux et extrémiste (sous entendu un extrémisme religieux et non racial, ce qui est totalement différent). Chaque conflit est différent, et en le comparant à d’autres, vous occultez l’essence (au sens propre comme au sens figuré malheureusement) même de ce conflit très singulier, ndlr)

    « Le Peuple Palestinien est un peuple nouveau », cela est vrai du peuple Palestinien comme de tous les autres peuples, l’idée de nation étant très récente (Une nation n’implique pas forcement un peuple, mais un peuple implique généralement une nation, sauf pour les druzes et les juifs pendant des siècles d’ailleurs, ndlr). Le peuple israélien (à ne pas confondre avec le peuple juif (Pourtant, et vous devriez relire la déclaration d’indépendance de l’État d’Israël, le « peuple Israélien » n’existe pas, il ne s’agit que d’une nationalité, constituée majoritairement de membres du peuple juif, ndlr)) est lui aussi nouveau, il est né avec la création d’Israël (1948). Jusqu’alors il n’y avait qu’un Yichouv implanté peu à peu tout au long de la première moitié du 20ème siècle et qui fut toujours minoritaire face à la nation arabe palestinienne. Quant au peuple juif il n’est pas beaucoup plus vieux que le peuple israélien: je vous renvoie pour cela selon l’objectivité que vous affectez au livre de l’historien Shlomo Sand « Comment le peuple juif fut inventé ». (Voulez vous que l’on parle des chrétiens ou des musulmans avec la même vision que Shlomo Sand ? Car une relecture de l’Histoire des religions ferait naitre des pamphlets identiques à propos de toutes les autres religions, si ce n’est plus féroces d’ailleurs. Concernant votre vision réductrice d’avant 1948, en consultant l’histoire de la Palestine plus en détails avec des sources scientifiques et littéraires à l’appui, ndlr)

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