L’armée écrase la révolte des «talibans» nigérians

On se souviens des remous internationaux qu’avaient provoqué la mort de quelques centaines de terroristes du Hamas au début de l’année 2009. Mais ce que l’on ne dis pas, c’est qu’Israël n’est pas un état diffèrent des autres. Il à le droit de se défendre, comme je ferait la Jordanie, comme l’a fait dernièrement l’Égypte et comme le fait actuellement le Nigeria, contre une menace dont le nom n’est plus une inconnue: l’islamisme radical. En effet, ce dernier pousse à la violence, tant contre les juifs que contre les chrétiens. Mais pourquoi lorsqu’un juif se défend, ce n’est pas pareil qu’un chrétien ou qu’un musulman qui se défend ? Pourquoi ? Simplement parce que en ces temps-ci, l’antisémitisme est plus fin qu’auparavant. Espérons que cela cesse, car cela n’est bon pour personne, tant pour les juifs que pour les musulmans qui savent que l’Islam, ce n’est pas que ça !

Au Nigeria, les affrontements entre les islamistes et les forces de sécurité ont provoqué un bain de sang dans le nord-est du pays, avec un bilan de plus de 600 morts en moins d’une semaine.

L’opération de rétablissement de l’ordre a tourné au carnage à Maiduguri, le fief des «talibans», un mouvement fondamentaliste musulman prônant l’éradication de la culture occidentale. Les heurts qui ont débuté dimanche dans le nord-est du Nigeria ont viré au bain de sang lorsque d’importants renforts sont entrés en action dans la nuit de mercredi à jeudi. Une troupe de plus d’un millier de militaires équipée de blindés a pris d’assaut au canon de 90 mm et à la mitrailleuse lourde les bastions défendus par des islamistes armés de grenades artisanales. Elle a bombardé le quartier général de Mohammed Yusuf, le chef des insurgés, ainsi qu’une mosquée. Quelque 200 membres de la secte seraient morts dans l’attaque. Des témoins ont assuré avoir vu des dizaines de cadavres éparpillés dans les rues et assisté à des exécutions sommaires. Le chef de la secte aurait été tué peu après son arrestation, selon une source policière ayant requis l’anonymat, alors qu’une télévision locale montrait des images de sa dépouille.

Les autorités ont frappé fort pour étouffer dans l’œuf le soulèvement. Elles craignaient un embrasement généralisé des États musulmans où la cohabitation entre la majorité musulmane et la minorité chrétienne est rythmée depuis des années par des heurts ethnico-religieux sanglants. Lancée dimanche avec l’attaque par les «talibans» d’un poste de police dans l’État de Bauchi, la vague de violence a rapidement gagné les régions voisines.

«L’Occident est un péché»

Conscient de la gravité de la situation, le président Umaru Yar’Adua a expliqué vouloir «se débarrasser une fois pour toutes» de la soi-disant secte. Apparus en 2004, les extrémistes du groupe Boko Haram («l’Occident est un péché») sont surnommés les «talibans» par les habitants du cru. Ils n’ont cependant pas de filiation directe avec l’Afghanistan ou al-Qaida. Leur chef, qui circulait en Mercedes, rejetait les théories darwiniennes et était convaincu que la Terre n’est pas ronde. Ses menaces n’avaient pas été prises au sérieux par le gouvernement qui aurait fini par comprendre avoir laissé se développer un «monstre».

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