Le mythe palestinien et islamique de « la grande prison »

Par AgoraVox.fr

Prenons Gaza comme exemple : cette contrée a une large ouverture sur la mer, une frontière avec l’Égypte et il suffirait de faire la paix avec Israël pour avoir de fructueux échanges économiques et la possibilité qu’un corridor puisse être créé afin de relier Gaza au futur État palestinien…

En 2000, après les accords d’Oslo, un aéroport venait d’être construit et la vraie bataille consistait de plus en plus à ce que les maraîchers palestiniens ne voient pas leurs produits surtaxés par un protectionnisme israélien…

L’ouverture sur la mer permettait un développement du tourisme et des échanges maritimes, idem avec la frontière égyptienne.

Or, voyant que l’indolence du « doux commerce » dirait Yves Michaux commençait à laisser entrouvrir les portes de la prospérité et partant la relativisation des obstacles encore présents comme les check points, le statut des implantations, qui auraient tôt ou tard trouvé une solution, les groupes palestiniens, toutes tendances confondues, ont préféré maintenir l’énergie de leur peuple dans la frustration et le ressentiment afin qu’elle reste disponible pour la confrontation (il en est de même du Hezbollah au Liban).

Les pays ex-communistes, on le voit bien encore en Corée du Nord, à Cuba et aujourd’hui au Zimbabwe, maintenaient leur population à la limite de la famine afin qu’elle ne puisse pas se révolter, toute occupée à chercher le surplus nécessaire.

Cette tactique séculaire de tout régime tyrannique fait merveille dans les territoires palestiniens. De plus, avec l’islam et ses innombrables interdits, il est quasiment impossible si on les suit strictement de développer une vie conviviale avec des lieux de rencontre mixtes, des spectacles, de la mode, des jeux, les joies oniriques et chatoyants au bord des plages à la vue d’autrui en communion avec la mer et les éléments…

Plutôt que de constituer en un mot une société de liberté, les groupes palestiniens veulent à tout prix empêcher que l’énergie guerrière qu’ils ont inoculée à leur peuple puisse servir à autre chose qu’à la guerre.

La jeunesse palestinienne manipulée jusqu’au dernier neurone pense ainsi à apprendre la chimie ou l’électronique pour confectionner uniquement des armes mortelles alors que la mondialisation des échanges, l’expansion ininterrompue de l’Asie, le démarrage de l’Afrique, permettent de grandes opportunités de développement qui à terme auraient ouvert un dialogue plus prononcé avec Israël et la constitution progressive d’une sorte d’Union économique et politique, tout en faisant en sorte d’éviter les erreurs de la Construction européenne…

Israël est prêt depuis longtemps à cette tournure d’esprit, le camp arabo-islamique, de moins en moins, voilà la réalité pure et dure, qui un jour finira bien par trouver sa vérité.

Déjà en faisant en sorte que les mythes palestiniens cessent de faire croire d’une part qu’avec la disparition d’Israël tout ira pour le mieux parce qu’une nation qui se créé sur des bases hyper nationalistes de type religieux absolutiste est nécessairement expansionniste comme on le voit déjà au Liban désormais dominé par la Syrie et l’Iran, ne parlons pas de ce dernier pays qui se prépare pour l’Apocalypse.

D’autre part, les idéologues du camp arabo-islamique se raccrochent à l’idée que c’est « à cause » de l’Occident qu’il a perdu de sa superbe alors que la conquête ottomane a duré plus de 6 siècles et que les Mongols avaient rasé Bagdad.

Ces idéologues nagent dans la confusion la plus complète, nourris il est vrai par le précédent algérien qui a fait croire aux naïfs que l’indépendance permettrait de prendre son propre envol alors qu’il s’agissait en réalité d’extirper tout ce qui ne serait pas arabe et musulman ; refusant dans ce cas la condition suprême qui a permis à la civilisation judéo-chrétienne et rationaliste de devenir aujourd’hui universelle, celle de l’ouverture, du changement ; comme le fait d’accepter que de nouvelles traditions naissent tandis que les moins adaptées périclitent ; ce qui ne veut évidemment pas dire le fait de viser le mouvement pour lui-même, ou de séparer l’idéal de la pragmatique comme le reprochent les Anciens aux Modernes, mais de se dire que l’on s’enrichit de son Histoire et de toutes ses racines ; du moins si l’on veut perdurer contre vents et marées.

Les idéologues arabo-islamiques et leurs alliés brun-rouge-vert préfèrent s’accrocher à l’idée qu’en jouant le rôle du peuple maudit, en mutilant leurs ouailles, (comme le font certains mendiants qui tordent les bras et jambes de leur progéniture), en tordant l’énergie de leur peuple vers la guerre, en agressant sauvagement Israël par des attaques systématiquement aveugles (ou alors provocatrices) puis en pleurant parce que des bombes se mettent à pleuvoir, les idéologues arabo-islamiques et leurs alliés brun-rouge-vert pensent qu’en masquant leurs réelles intentions, ils gagneront la pitié de l’opinion mondiale qui ainsi les nourrira, les habillera, tandis qu’ils prépareront dans les caves les armes pour réaliser leurs mythes destructeurs.

Mais pourquoi mettre la dernière phrase au futur ? C’est exactement ce qui est en train de se passer depuis la création de l’OLP (et n’oublions pas qu’en 1967, Gaza appartenait à l’Egypte et la dite Cisjordanie à la Jordanie… sans provocation de Nasser qui cherchait lui aussi la guerre, ce serait encore le cas…). D’ailleurs, lorsque Israël intervient dernièrement contre le Hezbollah afin de l’empêcher d’acheter des armes à la Syrie, Kofi Annan parle de « violation de cessez le feu » alors que le Hezbollah « victorieux » cherche à reconstituer son infrastructure militaire, cherche à provoquer, pour continuer comme avant, en attendant le grand feu vert iranien…

Il est en tout cas peu surprenant que toute cette réalité du refus, (il existait il y a quelques années un Front du refus regroupant nombre d’Etats et de groupes arabo-islamiques), toute cette marche imposée vers la guerre, soient masquées par un certain nombre de forces qui veulent en réalité détruire la société de liberté qui émerge mondialement parce que celle-ci a d’autres soucis que le désir de gloire par les armes, ce temps est révolu, aujourd’hui le prestige s’acquiert dans la compétition économique, intellectuelle, sportive, la coopération humanitaire.

Le camp islamique arabe et iranien ne veut pas le comprendre.

Les militaristes japonais les nationaux socialistes allemands, les soviétiques, n’avaient pas voulu non plus admettre que la vie est plus forte que la mort (puisque l’Humanité et la Nature sont toujours là malgré les aléas solvables, si l’on y met du sien), ces divers adeptes de la mort sont aujourd’hui enfouis dans le puits sans fond de l’Histoire…

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