Des pièces datant de l’époque du Joseph biblique ont été trouvées en Égypte

Selon un rapport publié dans le quotidien égyptien Al-Ahram, par Wajih Al-Saqqar, des archéologues ont découvert des pièces antiques égyptiennes portant le nom et l’image du Joseph biblique.

Voici quelques extraits de l’article: [1]

« Certaines de ces pièces datent de l’époque de Joseph en Égypte, portent son nom et son portrait » ; « Des versets coraniques indiquent clairement que des pièces étaient utilisées en Égypte à l’époque de Joseph »

« Dans ce qui représente une trouvaille sans précédent, un groupe de chercheurs et d’archéologues égyptiens a découvert une cache de pièces de monnaie datant de l’époque des Pharaons. Son importance réside dans le fait qu’elle apporte des preuves scientifiques décisives réfutant les idées de certains historiens selon qui les anciens Égyptiens n’utilisaient pas de pièces de monnaie et menaient leur commerce par troc.

Les chercheurs ont découvert ces pièces en examinant de près des milliers de petits objets archéologiques conservés dans [les voûtes du] Musée de l’Égypte … un examen approfondi a révélé que ces pièces étaient frappées de la date de leur création, de leur valeur ou de l’effigie des Pharaons [de l’époque]. Certaines de ces pièces datent de l’époque de Joseph en Égypte, portent son nom et son portrait.

On pensait à tort que le commerce [dans l’ancienne Égypte] se faisait par troc, et que le blé égyptien, par exemple, était échangé contre d’autres biens. Mais, étonnamment, des versets coraniques indiquent clairement que des pièces étaient utilisées en Égypte au temps de Joseph.

Dr Saïd Muhammad Thabet, directeur de l’équipe de recherche, a déclaré qu’au cours de ses recherches archéologiques sur le prophète Joseph, il a découvert dans les caves de l’Autorité [égyptienne] des antiquités et du Musée National des amulettes datant de diverses époques antérieures ou ultérieures à celle de Joseph, dont une portant son effigie de ministre du Trésor à la cour du Pharaon égyptien …

Le Dr Saïd Thabet a ajouté qu’il avait examiné les sarcophages de plusieurs Pharaons, à la recherche de pièces utilisées comme talismans ou ornements, et avait effectivement trouvé des pièces égyptiennes antiques. Cette [trouvaille] a conduit les chercheurs à se référer aux versets coraniques évoquant les pièces utilisées dans l’Égypte ancienne, [tels que] : « Et ils le vendirent [c.-à-d. Joseph] pour un prix bas, pour quelques pièces d’argent, et ils ne lui accordèrent aucune valeur. » [Coran 12:20]. Qarun [2] précise au sujet de son argent : « Cela m’a été accordé en vertu d’un certain savoir que je détiens [le Coran 28:78]. »

« Des études ont révélé que … ce que la plupart des archéologues ont pris pour des talismans ou des ornements … sont en fait des pièces. »

« Selon le Dr. Thabet, ses études sont basées sur des publications concernant la IIIe dynastie ; l’une d’entre elles affirme que l’unité de la monnaie égyptienne de l’époque était appelée deben et valait un quart de gramme d’or. Cette pièce est mentionnée dans une lettre par un homme du nom de Thot-Nehet, un inspecteur royal des ponts du Nil. Dans des lettres adressées à son fils, il parle de confier des terres en échange de debens et de produits agricoles.

D’autres textes de l’époque de la IIIe dynastie, de la sixième et de la douzième dynasties, mentionnent une pièce appelée shati ou sat, dont la valeur équivaut à celle d’un deben. Il y a aussi une image de marché égyptien représentant des échanges par troc, mais l’un des fournisseurs tend la main, demandant à l’acheteur un deben en échange de la marchandise.

Les études menées par l’équipe du Dr Thabet révèlent que ce que la plupart des archéologues prenaient pour des talismans, ou des ornements, était en fait une pièce de monnaie. Plusieurs [faits les ont conduits à la conclusion suivante] : d’abord, [le fait que] ces pièces ont été trouvées sur [des sites archéologiques] variés, ainsi que [le fait qu’] elles soient de forme ronde ou ovale et qu’elles aient deux faces [différentes] : l’une avec une inscription, dite face inscrite, et l’autre avec une image, appelée face gravée – exactement comme les pièces que nous utilisons aujourd’hui.

Cette découverte archéologique se base également sur le fait que la face inscrite porte le nom de l’Égypte, une date, et indique une valeur, tandis que la face gravée porte le nom et l’image de l’un des anciens Pharaons ou dieux égyptiens, ou bien d’un symbole leur étant lié. Un autre fait révélateur est que les pièces sont de tailles variées et fabriquées à partir de divers matériaux : ivoire, pierres précieuses, cuivre, argent, or, etc.  »

« 500 de ces pièces ont été [récemment] découvertes au Musée de l’Égypte – où elles étaient jusque là classées comme talismans et négligemment stockées dans des caisses closes »

« Le chercheur a également souligné que les pièces faites de métaux ou de pierres précieuses étaient généralement percées en leur centre, tels des ornements féminins, leur permettant d’être [portées] autour du cou ou sur le buste. Certaines d’entre elles, portant des images de dieux ou des extraits de diverses prières ou incantations, étaient des biens précieux placés dans les momies ou [près du] cœur. Ces pièces avaient la forme de scarabées. Ce qui a rendu la découverte possible est le fait que 500 de ces pièces ont été [récemment] découvertes dans le Musée de l’Égypte, où elles étaient [à l’origine] classées comme talismans et stockées sans précaution dans des boîtes fermées. »

« une pièce portait une représentation de vache symbolisant le rêve du Pharaon sur les sept vaches maigres et les sept vaches grasses »

« Le chercheur a identifié des pièces datant de différentes époques, dont des pièces marquées de signes particuliers les faisant remonter à l’époque de Joseph. Parmi ces dernières se trouvait une pièce marquée d’une inscription et de la représentation d’une vache symbolisant le rêve du Pharaon sur les sept vaches maigres et les sept vaches grasses, les sept tiges vertes de céréales et les sept tiges sèches de céréales. Les inscriptions datant de cette première période étaient généralement simples, puisque l’écriture en était encore à ses débuts, et il est par conséquent difficile d’en déchiffrer l’écriture. Mais l’équipe de recherche a réussir à traduire [l’écriture de la pièce en question] en la comparant aux premiers textes de hiéroglyphes connus …

Le nom de Joseph apparaît deux fois sur cette pièce, écrit en hiéroglyphes : une fois sous son nom d’origine, Joseph, et une fois sous son nom égyptien, Saba Sabani, que lui avait donné le Pharaon quand il est devenu trésorier. Il y a aussi une image de Joseph, qui faisait partie de l’administration égyptienne à l’époque.

Le Dr Saïd Thabet a invité le Conseil égyptien des Antiquités et le ministre de la Culture à intensifier leurs efforts dans les domaines de l’histoire et de l’archéologie de l’Égypte ancienne et à [favoriser] la recherche sur les pièces portant le nom de Pharaons et de dieux égyptiens. Cela, a-t-il déclaré, permettra de corriger les idées fausses concernant l’histoire de l’Égypte ancienne.  »

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[1] Al-Ahram (Égypte), 22 septembre 2009.

[2] Le nom coranique de Koré dans la Bible.

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